Elections européennes : il est encore temps de s’inscrire sur les listes électorales

Elections européennes : il est encore temps de s’inscrire sur les listes électorales

Les élections européennes vont avoir lieu le 26 mai prochain. Pour pouvoir voter à n’importe quelle élections, il faut remplir différentes conditions, dont celle d’être inscrit sur les listes électorales.

Avant cette année, l’inscription devaient être effectuée avant le 31 décembre de l’année précédent l’élection. Désormais, la règle a changé. Pour les élections européennes de 2019, vous allez pouvoir vous inscrire jusqu’au 31 mars 2019. Alors n’hésitez pas à vous renseigner, quelle que soit votre opinion sur l’Union Européenne, il y aura des candidats qui les défendront et ça serait dommage de ne pas pouvoir voter.


Inscriptions sur les listes électorales

L’inscription, comment cela se passe ?

Vous pouvez vous inscrire :

  • soit à la mairie de votre domicile,
  • soit à la mairie d’une commune dans laquelle vous êtes assujetti aux impôts locaux (taxe d’habitation, contribution foncière des entreprises, taxe foncière sur les propriétés bâties ou non bâties) depuis au moins 2 ans,
  • soit à la mairie de votre résidence si vous y résidez de manière effective et continue depuis au moins 6 mois,
  • soit à la mairie de la commune où vous êtes assujetti à résidence obligatoire en tant que fonctionnaire public,
  • soit à la mairie de la commune où la société, dont vous êtes le gérant ou l’associé majoritaire ou unique depuis au moins 2 ans, est inscrite au rôle des contributions communales depuis au moins 2 ans.

Vous pouvez vous inscrire soit par courrier, soit par internet, soit directement sur place à votre mairie. Pour en savoir plus sur les modalités d’inscription en fonction de votre mairie, vous pouvez aller sur le site de service-public .

Élections législatives, un défaut de démocratie ?

Élections législatives, un défaut de démocratie ?

Le weekend dernier s’est déroulé le premier tour de l’élection législative, l’élection la plus importante du pays. Celle qui permet aux français de décider de la politique du pays pour les 5 prochaines années, de la constitution du gouvernement, de l’orientation des lois qui seront votées.
Et pourtant, ce qui devait être une grande messe démocratique me laisse dans la bouche comme un goût amer… un goût de défaut de démocratie.
Restons clair, je ne remets pas ici en cause l’aspect purement démocratique de l’élection, dans le sens où ce sont bien les citoyens-électeurs qui ont choisi leurs représentants. De plus, ils ont pu les choisir parmi un important panel d’opinions et de partis (environ 14 candidats par circonscription). Et bien sûr, loin de moi l’idée de dire qu’il y aurait eu une quelconque triche lors de cette élection.
Et pourtant, je garde ce goût amer de défaut de démocratie. Et ce défaut de démocratie, je pense qu’on peut l’identifier en trois grand axes que je vais développer ici.
Le premier axe, le plus important, est la participation. Moins d’un personne sur deux s’est déplacée pour choisir qui va gouverner la France.
Certains diront que cette abstention est un message politique envoyé aux partis pour exprimer leur mécontentement, mais je pense que la réponse n’est pas la.
Si les gens ne sont pas allés voter, c’est pour deux raisons : un manque de connaissance sur le sujet et un manque d’intérêt.
Après une lourde campagne présidentielle qui a rempli nos journaux, nos fils d’actualités et nos têtes, trop peu de d’acteurs de la vie politique ont jugé bon de rappeler que le plus important était encore à venir. Et que malgré l’arrivée des chaleurs estivales, il fallait garder la tête froide et se concentrer sur la dernière ligne droite électorale.
Et même si j’aimerais dénoncer les uns et les autres qui n’ont pas assez parlé de l’importance de cette élection, je comprends bien qu’avec seulement un mois de décalage entre l’élection présidentielle et l’élection législative, cela laisse peu de temps pour remobiliser tout un pays qui semble penser que cette élection n’a pas vraiment de sens, et qu’elle n’est que la confirmation du pouvoir du Président fraîchement élu.
C’est là mon deuxième axe d’analyse, le manque de temps entre les présidentielles et les législatives.
Comment montrer aux français qu’il faut opposer une force au président alors qu’il n’a encore rien fait ? Il a serré des mains, fait des discours mais jusqu’ici, il n’a rien fait de réellement contradictoire aux promesses qu’il avait tenues seulement quelques semaines auparavant.
Il est clair que ce manque de temps entre les présidentielles et les législatives bride le débat politique et ne permet pas aux citoyens, comme aux partis, de vraiment réinvestir l’espace démocratique populaire pour confronter les idées sur « qui » et « comment » le pays doit être gouverné.
Le pays a choisi un président, et la nature n’aime pas la contradiction donc le pays choisi parlement qui suit le président.
Le troisième et dernier axe d’analyse du défaut de démocratie selon moi est le mode de scrutin. Beaucoup ont déjà écrit sur le scrutin majoritaire et le scrutin proportionnel. Mais quand même, il est un peu surprenant qu’un parti qui ne réunit qu’un si petit pourcentage de votes puisse tout de même avoir un si grand pourcentage de sièges. En 1986, Mitterrand avait essayé le suffrage à la proportionnelle pour une élection législative et beaucoup l’avait regretté car cela avait permis à 35 membres du Front National d’avoir un siège. Certain préféreront avoir une assemblée moins représentative mais qui évite les extrêmes, mais ce n’est pas mon avis.
On voit bien que la répartition des sièges serait complétement différente si le vote suffrage était à la proportionnelle absolue.
 
 
Projections en nombre de sièges en fonction du mode de scrutin
 
 
Selon moi, il est important que le français qui a pris le temps de se déplacer pour aller voter puisse se sentir représenté à l’assemblée. Et ce, quel que soit son bord politique.
Bien sur ces trois raisons sont intrinsèquement liées les unes aux autres. Sans l’installation d’un débat démocratique et d’un sentiment de représentativité, il n’y a pas d’intérêt populaire, ce qui entraîne irrémédiablement un manque de participation.
Et pour palier à cela, la meilleure solution reste l’implication politique individuelle car c’est à nous de promouvoir les élections afin d’en créer un intérêt populaire et une meilleure compréhension.
Car il faut bien dire que le manque d’intérêt et d’engagement des citoyens pour la politique est un des principal défaut de démocratie de notre pays (même s’il n’est pas le seul).
Et je ne suis pas le seul à le dire, le rapport « Democracy Index 2016″ sur les indices démocratiques de l' »Economist Intelligence Unit » montre que l’implication individuelle à la vie démocratique est un facteur important de la démocratie globale du pays. C’est la que se tient tout l’avenir de la démocratie en France comme dans le monde. C’est aux citoyens de s’impliquer, d’expliquer et de comprendre les enjeux pour les défendre.